Le freinage

VTT-Freins

Le freinage…

Savoir freiner! L’expression paraît anodine, mais la pratique est plus délicate qu’il n’y paraît. Le freinage est surtout affaire de feeling et d’expérience, mais il est possible en tenant compte de quelques principes de base, d’améliorer cette technique de pilotage. Accessoirement il en va de votre survie, alors…

  • Les freins doivent être chouchoutés: attention à ne pas voiler les disques, à les préserver (ainsi que les plaquettes) des gouttes d’huile (lors de la lubrification de la chaine par ex.). Vérifier régulièrement l’état des plaquettes.
  • Perception du terrain. L’efficacité du freinage dépend beaucoup de sa capacité à lire le terrain. Tous les sols ne s’appréhendent pas de la même manière. Il est donc essentiel d’être CON-CEN-TRÉ ! Etre attentif, c’est réagir vite et bien. C’est adapter instantanément la puissance et la répartition avant/arrière du freinage. Les yeux doivent constamment aller chercher l’information loin devant pour éviter les surprises au maximum.
  • Répartition Avant/Arrière. Le dosage est directement lié à la situation. Il faut se servir principalement de frein avant dans les phases de décélération. Dans ce cas, c’est du 70/30 entre l’avant et l’arrière. Au cours de cette phase, le blocage des roues n’est pas synonyme efficacité. L’arrière intervient plus lorsqu’il s’agit de tourner. Dans une épingle serrée à négocier en dérapage, la répartition sera plus 20/80.
  • Doigt(s)? Un, deux, trois ? Le nombre de doigts que l’on utilise amène une puissance inversement proportionnelle à la précision des trajectoires. Un système ne freine jamais trop. Ca permet de n’utiliser qu’un doit et de garder un maximum de précision grâce à une bonne préhension des poignées, d’où l’importance de l’entretien. C’est surtout important quand on fatigue lors d’une longue descente cassante.
  • A plat. Quelle que soit la nature de sol, c’est lorsque le vélo droit et bien vertical que efficacité est plus importante et le freinage le plus stable. Il faut donc essayer de juger de la vitesse idéale avant de commencer à incliner le vélo pour tourner. En relâchant les freins une fois l’angle, on conserve du grip (ou accroche) optimal pour la courbe. Ce n’est pas évident et on a souvent tendance à rentrer trop vite.
  • En dévers. Plus le dévers est prononcé, plus l’adhérence est précaire et plus le frein avant est à oublier. Dans ce cas, il est préférable d’utiliser l’arrière qui occasionnera éventuellement une réaction de dérapage plus facile à maitriser que le blocage de la roue avant (chute assurée). Le réflexe est similaire à celui du virage.

Extrait de revues VTT : virusvtt.free

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